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PIB France 2011 • 1 787 Mds €| Vendredi noir : état des lieux, analyses et spéculations |
Page 1 de 4 Dossier Fraude Poker - Parmi tous les actes d'accusation portés à l'encontre des trois opérateurs (PokerStars, FullTilt et le duo Absolute-UB), celui concernant les techniques de fraude financière imaginées par les compagnies incriminées est le plus spectaculaire et risque d'être le volet d'accusation le plus sévère dans l'arsenal juridique du DOJ (le département de la justice américain, NDLA). La caractéristique principale de l'Unlawful Internet Gambling Enforcement Act (UIGEA), la loi promulguée en 2006 prohibant la pratique du poker en ligne sur le sol américain, était d'interdire toutes transactions financières entre les établissements bancaires et les salles de jeux en ligne. Le poker en ligne est ainisi devenu illégal aux Etats-Unis, mais les compagnies ont continué leurs activités sans être inquiétées juridiquement ou sans que l'accès Internet ne soit limité. Les législateurs pensaient que bloquer toutes formes de transactions financières entre joueurs et opérateurs de poker en ligne suffiraient à endiguer la pratique du poker.Mais les principales sociétés concernées ont rapidement réagi en imaginant un panel de techniques pour contourner cette forme de blocage. Les techniques :
Cette dernière stratégie, évidemment la plus efficace pour les salles de poker, constitue le principal point d'accusation retenu par l'administration américaine puisqu'il ne s'agit plus seulement d'organisation de jeux illégaux, mais de corruption généralisée, de techniques de blanchiment d'argent et de fraudes financières caractérisées, avec des méthodes utillisées jusqu'alors d'avantage par des organisations de type maffieux que par des multinationales reconnues. Il convient de rappeler avant de jeter la pierre à PokerStars, FullTilt, ou Absolute (qui a déjà suffisamment de casserolles pour que son éventuelle disparition n'attriste personne) que peu de temps avant la régulation française, ces mêmes techniques (codes de transaction bidons, etc) étaient utilisées par quelques opérateurs agissant dans l'hexagone. La principale pokerroom concernée ayant acquis depuis la régulation une nouvelle virginité et des parts de marché significatives il serait stérile de dévoiler des noms, néanmoins cela prouve que, quelque soit le pays, des négociations bien menées peuvent changer la donne et que le destin de FullTilt et PokerStars n'est peut-être pas définitivement noir.
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