Le Guide des Paradis Fiscaux dans le monde
PIB France 2011 • 1 787 Mds €| Le Chili intègre l'OCDE |
|
Paradis Fiscal - Le premier producteur mondial de cuivre a multiplié les réformes ces deux dernières années. Le Chili devient le 31e membre de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Et le premier pays d'Amérique latine si l'on exclut l'économie mexicaine, très dépendante des États-Unis, qui a adhéré en 1994. Signée officiellement lundi à Santiago, cette nouvelle adhésion - la dernière, de la République Slovaque, datait de 2000 - clôt un processus d'évaluation de deux ans suivi par une vingtaine de comités. Le Chili devrait être rejoint dans les prochains mois par l'Estonie, Israël et la Slovénie. Cette adhésion est la «reconnaissance de près de 20 années de réformes démocratiques et politiques économiques judicieuses», a déclaré le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria. Les réformes se sont encore accélérées ces trois dernières années, en particulier sur les questions fiscales avec la levée du secret bancaire et le renforcement de la lutte contre la corruption. C'est aussi la reconnaissance du « tigre » latino-américain, petit pays de 16 millions d'habitants coincé le long de la cordillère des Andes qui a affiché pendant des années la plus forte croissance de la région. « Par ailleurs, le Chili a très bien su gérer la crise grâce aux mécanismes contre-cycliques », précise le directeur des affaires juridiques de l'organisation, Nicola Bonucci. Le premier producteur mondial de cuivre s'est constitué pendant les bonnes années un bas de laine - 20 milliards de dollars placés dans un fonds souverain - qui a permis au gouvernement de financer un plan de relance de 4 milliards de dollars, soit 3 % du PIB. Si le candidat de droite devait remporter le deuxième tour de l'élection présidentielle dimanche prochain, la présidente socialiste Michelle Bachelet quitterait le pouvoir avec une cote de popularité de plus de 70 %. Pas plus de 50 membres
L'entrée du Chili s'inscrit pour l'OCDE dans une volonté affichée de devenir plus globale, de mieux intégrer les nouveaux acteurs économiques. Certainement aussi dans l'idée d'étendre sa sphère d'influence, même si en théorie l'OCDE n'a pas d'ambition géostratégique. Dans la zone Amérique latine, l'organisation s'intéresse tout particulièrement au géant brésilien, à l'instar des autres économies émergentes, Russie, Inde et Chine, ou encore l'Afrique du Sud et l'Indonésie. Tous ces pays sont rentrés dans un « processus d'engagement renforcé », ce qui implique des programmes de coopération plus approfondis et des revues régulières de leurs performances économiques. Soit au total 40 pays qui représentent plus de 80 % de l'économie mondiale. « Nous n'avons pas vocation à aller au-delà d'une cinquantaine de membres, ajoute Nicola Bonucci. L'idée est d'être un laboratoire d'idées, un fournisseur de bonnes stratégies à l'intention des structures plus politiques comme le G20, dans l'esprit de ce qui se fait déjà sur le thème des paradis fiscaux. » Source : Le Figaro le 12/01/2010
|