Paradis-Fiscal

Le Guide des Paradis Fiscaux dans le monde

Dette Publique Française

drapeau francePIB France 2011 • 1 787 Mds €
Dette publique estimée • 2 646 Mds € retraitée des engagements hors-bilan
Dette par habitant • 38 639 € ♦ [ infos - Rapport Pebereau Décembre 2005 ]
Taux d'endettement 148 % du PIB [ cf. critères de Maastricht 1992 ]
L'UE tente de rassurer les marchés sur la dette irlandaise

Paradis Fiscal - L'Irlande est-elle en train de suivre la voie de la Grèce ? Au printemps, Athènes avait dû faire appel à l'aide de l'UE et du FMI pour renflouer ses caisses vidées par la crise. Jeudi 11 novembre, les taux d'emprunts irlandais ont atteint des sommets historiques, faisant craindre un "scénario à la grecque".

Pourtant, l'Irlande l'assure, elle n'a, pour le moment, pas demandé que le plan d'aide européen aux pays en difficulté soit activé, contrairement à ce qu'ont laissé entendre ses partenaires européens lors du sommet du G20.

 

Des taux au plus haut.

Après plusieurs jours de hausse, le rendement des obligations souveraines de l'Irlande à dix ans a atteint jeudi les 9 % ; soit presque 5 points de plus que celui du Bund allemand, qui fait figure de référence dans la zone euro. Un sommet. Ces niveaux ne "devraient pas durer", a estimé le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande pour tenter de rassurer les marchés.

L'Etat irlandais a déboursé plus de 50 miliards d'euros pour sauver son système bancaire mis à genoux par la crise financière de 2008. Les investisseurs qui prêtent de l'argent à l'Irlande craignent que le pays ne doive encore mettre la main au porte-monnaie pour renflouer les banques, qui sont toujours dans une situation délicate, alors que le déficit – 32 % du PIB – atteint des niveaux astronomiques.

Des déclarations de l'UE qui fâchent l'Irlande.

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont assuré que l'UE serait à même de répondre à la crise irlandaise quel que soit le scénario. Cette annonce allemande a laisssé croire aux investisseurs que l'Irlande pourrait demander l'aide de l'UE, via le mécanisme mis en place au printemps pendant la crise grecque.

Vendredi, l'Allemagne s'est efforcée d'éteindre l'incendie en minorant les propos de la chancelière. Un de ses porte-parole a en effet expliqué ne "pas avoir de raison de poursuivre le débat" sur un éventuel recours au fonds de secours européen. Pour répondre à la crise grecque au premier semestre de cette année, la zone euro a créé un fonds européen de stabilité financière (FESF) de 440 milliards d'euros, adossé à 310 milliards d'euros dégagés par le Fonds monétaire international (FMI) et des fonds de l'Union européenne.

L'Irande se défend.

Selon le Financial Times, le président de la Banque centrale européenne (BCE),Jean-Claude Trichet, s'est ému de la tenue de ce débat, qui pourrait avoir des conséquences sur les marchés. Interrogé par l'Irish Independent, le premier ministre irlandais Brian Cowen a déploréles déclarations allemandes : "Elles ne nous ont pas aidés", a-t-il expliqué, précisant qu'il ne suggérait pas que "quoi que ce soit ait été dit dans le but de susciter des difficultés supplémentaires" à l'Irlande. Son ministre des finances, Brian Lenihan, a répété vendredi que le pays avait tous les financements nécessaires jusqu'en juin 2011 et d'importantes réserves de liquidités, et qu'il était donc inutile de solliciter une aide européenne. Selon une enquête de l'agence Reuters, 20 économistes sur 30 interrogés pensent qu'il faudra à l'Irlande un renflouement de l'ordre de 48 milliards d'euros d'ici à la fin 2011.

L'UE tente d'éteindre l'incendie.

Vendredi après-midi, le président de l'Eurogroupe, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a confirmé que l'Irlande n'avait pas demandé l'aide de l'Union européenne. Plus tôt dans la journée, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne – les cinq plus importantes économies de l'UE – avaient diffusé un communiqué, tentant de rassurer les créanciers de l'Irlande.

"Indépendamment du débat au sein de la zone euro sur le futur mécanisme permanent de résolution de crise et de la participation éventuelle du secteur privé, il est clair pour nous que ceci ne s'appliquera à aucun encours de dette existant et à aucun programme dans le cadre des instruments actuels", ont-ils assuré. Une "solidarité" qu'a saluée Dublin après sa diffusion.

Fin octobre, les partenaires européens avaient évoqué la possibilité d'un mécanisme visant à faire participer le secteur privé (banques et fonds d'investissement) à la "résolution des crises". Un tel plan ne sera pas effectif avant la mi-2013, précise également le communiqué. L'euro a atteint jeudi son plus bas niveau (zone abonnés) depuis un mois, à 1,3574 dollar ; avant de remonter vendredi à la clôture de Paris à 1,3715 dollar.

Dans un chat sur Le Monde.fr, le directeur de l'Ecole de haute finance, Philippe Dessertine, a estimé que "la tempête sur les membres de l'eurozone pourrait revenir très vite, dans les quatre semaines qui viennent en particulier. Les conséquences seraient très lourdes pour tous les pays de la zone euro, en particulier la France, obligée d'intervenir réellement (non pas en tant que simple garantie comme dans le passé) ; l'euro s'en trouverait très affaibli".

Source : Le Monde le 13/11/10

 

Carte des Paradis Fiscaux dans le Monde

carte_europe_paradis_fiscaux

Comprendre les Paradis Fiscaux


FOCUS - GIBRALTAR

Pour les sociétés, la "Companies ordonance" adoptée en mars 1983, Gibraltar les exonère de l'impôt sur les bénéfices ne provenant pas du commerce local pendant une durée de 25 ans minimum.

 

FOCUS - CAMPIONE D'ITALIA

Campione d'Italia ne dispose pas de banques, ainsi les habitants de cette commune utilisent le service des banques suisses de Lugano et bénéficient de fait du secret bancaire suisse.

FOCUS - ILES ANGLO-NORMANDES

Jersey permet l'enregistrement de " Trust " garantissant l'anonymat du bénéficiaire.
Impôt sur le Revenu : 20 %